Inflammation et triathlon : limitez les dégâts!!!

Publié le par joetriton

Comment éviter les bobos en "ite"...

 

La pratique d'une activité physique à haut volume peut entraîner des déséquilibres de l'organisme au niveau de l'appareil ostéo-tendineux traduisant ainsi l’adaptation de l’organisme aux sollicitations dont il est victime. Lorsque la charge de travail augmente de manière inappropriée, il n'est pas rare de voir l'athlète confronté à ce que l'on appelle les « bobos en ite » tels que les tendinites, les aponévrosites, les ténosynovites et j'en passe … Le suffixe « ite » traduit tout simplement le caractère inflammatoire de la pathologie. L'inflammation touche la plupart du temps chez l'athlète l'appareil locomoteur mais il peut également s'attaquer au système broncho-pulmonaire (bronchite par exemple) ou bien encore mais heureusement dans des cas rares au système cardiocirculatoire (péricardite par exemple).

L'inflammation est un processus tout à fait normal et physiologique. Elle représente la première impulsion du système immunitaire pour un retour à la normale. En revanche, cette même inflammation devient pathologique lorsqu'elle perdure de manière anormale dans le temps. Cela traduit une réaction du système immunitaire inadaptée dans la durée. Lors de la recherche de performance, il serait dommage de négliger l’impact que peut avoir l'alimentation sur l'inflammation. Voyons ensemble comment par une alimentation adaptée, nous pouvons limiter ce processus inflammatoire et rétablir la normale nécessaire à la bonne conduite d'une préparation physique.http://96.0.43.106/blog/wp-content/uploads/istock_painful-joints-inflammation.jpg

1.      Importance de l'apport lipidique dans la ration alimentaire quotidienne :

Les lipides constituent les graisses alimentaires accessibles aux travers d'une multitude d'aliments. Il est important de savoir que toutes les « graisses » n'ont pas la même valeur lorsqu'elles sont ingérées et assimilées par l'organisme. Il serait souhaitable de dédiaboliser ces fameux lipides qui pour beaucoup d'entre nous sont encore synonymes de masse adipeuse et de surcharge pondérale. Sachez que certains lipides interviennent de manière active dans la régulation de l'inflammation. De plus, votre corps a des besoins qui doivent impérativement être couverts par l’alimentation. Je veux parler des acides gras essentiels. Ils sont dits essentiels car l’organisme ne peut pas les synthétiser.

Parmi ces acides gras essentiels, de façon à simplifier les choses et à schématiser, nous allons mettre en opposition deux sources différentes pour l’organisme :

·        Les omégas 3

·        Les omégas 6

Les omégas trois sont anti-inflammatoires. Ils permettent par une absorption en quantité suffisante et raisonnable de lutter contre l'inflammation de façon efficace. Les omégas 3 sont présents dans les aliments suivants : l'huile de noix, de colza, les poissons gras (saumon, maquereau, sardine,...) mais aussi les noix, les noisettes, etc…!

Au contraire des omégas 3, les omégas 6 auront une action pro-inflammatoire sur l'organisme et par conséquent tendance à favoriser le caractère chronique de l'inflammation qui deviendra alors pathologique. Les omégas 6 sont présents en quantité non négligeable dans les aliments suivants : l'huile de pépins de raisin, de tournesol, de germe de blé, de maïs, de noix, de soja et, de façon générale, dans les huiles végétales.

J’ajoute également que les lipides sont des constituants à part entière de la membrane cellulaire qui est une bicouche phospholipidique et que par conséquent ils sont nécessaires à l’organisme. Ils permettent à la membrane de garder sa structure et sa fonction.

En conclusion : si nous prenons pour repère que l'inflammation est un feu incandescent, alors les omégas 3 sont de l'eau qui permettront d'éteindre le feu alors que les omégas 6 seront de l'huile qui alimentera le feu !

       2.      Importance de l’équilibre acido-basique dans la ration quotidienne :

L’équilibre acido-basique de l’alimentation au quotidien est également un paramètre déterminant dans la gestion de l’inflammation. En effet, un déséquilibre acido-basique au profit de l’acidité aura pour conséquence de faire perdurer l’inflammation.

Afin de s’assurer un équilibre acido-basique au quotidien, il est souhaitable de consommer des fruits et légumes en quantité suffisante. En effet, ces aliments sont les seuls capables de tamponner l’acidité importante que peuvent engendrer viandes, poissons et fromages. De plus, ils auront l’énorme avantage de vous procurer les antioxydants nécessaires à la lutte contre le vieillissement cellulaire. Les radicaux libres agressent plus particulièrement les sportifs d’endurance entraînant ainsi un vieillissement cellulaire prématuré. Un bruit de fond radicalaire est cependant nécessaire à l’organisme pour permettre une induction rapide et efficace de l’inflammation qui je vous le rappelle est physiologique.

Autre chose très importante chez le triathlète : la ration de récupération permet de refaire les niveaux énergétiques au niveau glycogène musculaire et hépatique. Mais elle permet suivant sa composition de tamponner l’acidité engendrée par l’effort physique. Il existe une fenêtre métabolique de 6 heures post-effort pour ingérer une collation composée de glucides et de protéines (acides aminés branchés). Ces dernières permettront une reconstruction musculaire des fibres qu’aura pu endommager l’effort intensif. L’autre vertu de cette collation est son action anti-radicalaire. Par une meilleure récupération, l’athlète pourra répéter les sollicitations qui lui permettront d’atteindre l’état de forme qui le conduira à la performance souhaitée.

Publié dans Diététique

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triathlon 20/12/2009 09:01


Merci pour ces précieux conseils !